Colloques et conférences

 

COLLOQUES - CONFERENCES

Voici les colloques et conférences auxquels j’ai participé dernièrement.


2014





Titre de ma contribution : « La Révolution nationale et le double jeu des élites indochinoises sous le régime de Vichy »

Plus d’information : http://indomemoires.hypotheses.org/13938



2013







Titre de ma contribution : « Le Jeune Théâtre » en Indochine» (Contribution publiée ici)

Plus d’information : http://indomemoires.hypotheses.org/11556





Présentation : L’Indochine en tant que territoire colonial est une terre d’initiative et d’expérimentation sociale et scientifique. Considérée de laboratoire pour bon nombre de scientifiques et administrateurs coloniaux, l’Indochine est à la fois un milieu à exploiter, mais aussi un lieu à découvrir. De la sorte, les sciences qu’elles soient humaines ou appliquées sont exportées en Indochine dans un objectif à la fois utilitaire (permettre un rendement maximum des terres à exploiter), mais aussi une étude des populations et des milieux, qui tout en n’empêchant pas leurs admirations, rejoint une volonté de contrôle.

Deux domaines seront présentés pour comprendre les usages idéologiques de la science en Indochine : le domaine médical et la recherche dans les sciences humaines (archéologie, histoire, géographie …). Nés sous la conquête coloniale, les recherches somatiques et leurs discours racistes sous-jacent permettent au colonisateur de justifier sa propre domination. De la sorte, en établissant une hiérarchie raciale discriminatoire dont il se place au sommet, il diffuse sa propre grille de lecture qui imprègne les populations soumises via les nombreuses publications, les instituts de recherches ou les manuels scolaires.

Est-ce que ces recherches s’articulent selon un plan colonial ou au contraire s’adaptent-elles à un milieu et se modifient-elles selon son contexte ? Quelle est la portée de ces sciences orientées auprès d’un large public indochinois ?  Est-ce que le colonisateur en diffusant cette science coloniale ne fournit pas les armes de sa propre fin ?

Afin de répondre à ces multiples questions et à d’autres, nous reviendrons sur la période cruciale de 1930 à 1945 en Indochine pour comprendre quelles furent les continuités et les ruptures avec le régime républicain puis le régime de Vichy qui utilisèrent les sciences pour asseoir une domination coloniale, mais aussi un projet idéologique.

Annonce de la conférence (fichier pdf)

2010

Détails sur la soutenance de thèse 02/07/2010

« La Révolution nationale matrice d’une construction  identitaire dans un contexte colonial. L’essor des identités nationales indochinoises des années trente au régime de Vichy »

Sous la direction du jury composé de : 
Mme Jacqueline Bayon et M. Michel Depeyre (Université Jean Monnet)
M. Eric Jennings (Université de Toronto)
M. Emmanuel Poisson (Université de Paris VII)
Jean-François Murraciole (Université Paul Valéry Montpellier


En quelques mots ... 

« Entre 1930 et 1945, l’Indochine connaît des bouleversements conduisant à un profond réaménagement de la politique coloniale française axée sur un projet identitaire novateur. Durant les années d'avant-guerre, la politique coloniale française en Indochine promeut alors les cultures locales, traditionnelles dans le strict cadre colonial afin de répondre aux pics contestataires nationalistes indochinois. Cependant, la Seconde Guerre mondiale et l’arrivée du régime de Vichy contribuent à accentuer et à renouveller cette approche. Dirigée par l’amiral Decoux, l’Indochine vit à l’heure de la Révolution nationale métropolitaine : mise en place d'une législation antijuive dans un contexte extrême-oriental à la traque aux opposants réels ou supposés, l’organisation de fêtes de masses soutenues par l'embrigadement de la jeunesse via l'outil sportif. Si l'histoire de la Seconde Guerre mondiale est particulièrement bien connue, notamment son contexte métropolitain, ce travail prend le parti de sortir d'un cadre européen pour analyser le projet pétainiste à l'outre-mer, sa collaboration avec le Japon impérial et son impact considérable sur les populations colonisées… ».

***
Abstract : « The national Revolution matrix of a construction of identities in a colonial context. The development of the Indo-Chinese national identities to the regime of Vichy in the thirties »

Abstract : "Between 1930 and 1945, Indochina knows upheavals leading to a profound reorganization of the French colonial policy centred on an innovative  project of identites. However, the Second World War and the arrival of the regime of Vichy contribute to modify this approach. Managed by admiral Decoux, Indochina lives at the time of the metropolitan national Revolution. Faithful performer of the metropolitan project of national " régénérescence ", Indochina under Vichy builds itself a federal identity under French authority and pursues the construction of a multitude of local national identities. But the context of the war also gives to this project an utilitarian purpose, namely to preserve the loyalty of the Indo-Chinese populations opposite the Siamese irredentism and the Japanese imperialist claims. Recruiting  populations, repressing Indo-Chinese opponents, but also French, praising at the same time a cultural, racial, school program, Indochina becomes the faithful daughter of the metropolitan regime. This comparison can also be extended by its complicated  and conflicting relation with a Japanese occupant who exercises on the peninsula a control and multiform pressures giving rise to a little known collaboration. Nevertheless, the evolution of the conflict, the promotion of exclusive local identities and the French refusals to exceed  colonial limits end in the emergence of the first fractures and in the implosion of French Indochina".


Mots clés en français : antisémitisme, Cambodge, colonisation, décolonisation, identité nationale, Indochine, Japon, Laos, mouvement sportif, nationalisme, occupation japonaise, patrimoine, politique coloniale, presse indochinoise, race, Régime de Vichy, répression coloniale, Révolution nationale, Seconde Guerre mondiale, Thaïlande, urbanisme colonial, Việt Nam.

Keywords : anti-semitism, Kampuchea, colonization, decolonization, national identity, Indo-China, Japan, Laos, sporting movement, nationalism, Japanese occupation, heritage, colonial policy, press Indochinese, race, Régime of Vichy, colonial repression, national Révolution, Second world war, Thailand, colonial’s urbanism, Vietnam


UJMSE - Institut des Etudes Régionales et des Patrimoines (IERP/ EA 3723)
Sciences humaines et humanités, DSPT 6
35 rue du 11 Novembre, 42023 Saint-Etienne cedex 2





Présentation du colloque : http://recherche.univ-montp3.fr/artdev/colloque11/


Titre de ma contribution : « Notre perle d’Extrême-Orient ». Conceptualisation et gestion d’une construction patrimoniale héritées du contexte colonial : l’exemple de l’urbanisme indochinois (1859-2007).

"L’Indochine française, vaste construction territoriale débutée au XIXe siècle, dont la constitution s’effrite au XXe siècle, demeure un cas intéressant de "patrimonialisation" car soulevant plusieurs interrogations sur son origine, son développement et son devenir à l’aune de la mondialisation dans un contexte asiatique. Le patrimoine, en tant qu’objet historique s’articulant dans le temps, engendre dans les territoires anciennement colonisés un double défi, tant pour l’ancienne puissance coloniale que pour l’ancien pays colonisé (...).
Notre communication abordera ce patrimoine, lourd de sens symbolique, sous l’angle de son utilisation économique en devenant un outil touristique, voire un canon esthétique comme le prouve sa réutilisation dans certaines constructions privées tant au Viêt-nam qu’au Cambodge et au Laos. Il en est de même dans la « nostalindochine » auprès de la population française, mémoire entretenue par les derniers témoins de la période ou par des productions cinématographiques récentes.
Enfin, nous privilégierons les cas de plusieurs villes de la péninsule indochinoise dans leur gestion territoriale et asiatique de ce patrimoine colonial. Nous présenterons la progressive construction culturelle d’une Indochine coloniale imagée, son développement et enfin sa réalité urbaine face aux défis que doivent affronter les pays indochinois actuels". 

2009




Présentation du colloque :  http://www.univ-paris8.fr/RING/spip.php?article640

Titre de ma contribution : « Différencier pour coloniser. La classification raciale en Indochine, outil d’affirmation d’une identité nationale en gestation ».

Résumé de ma contribution : 

"Le discours colonial qui s’ancre dans un contexte et un milieu donnés peut, pour faciliter son acceptation dans les populations colonisées et colonisatrices, recourir à une argumentation raciale. De la sorte, l’argument racial se retrouve sous la IIIe République dans le discours politique mais aussi économique et scientifique français. À la fois moralisateur, d’une race supérieure ayant des « devoirs », à celui plus pragmatique de s’assurer un débouché économique sur des terres « vierges » et sous-exploitées, le concept racial s’exporte en Indochine au début de la stabilisation coloniale. (...)
De la sorte, le concept racial qui définit un rapport de domination entre colonisés et colonisateurs, se retrouve également dans les relations entre populations colonisées. Le colonialisme jouant sur les antagonismes entre les peuples, accentue leurs différences par la création d’une administration « raciale » (exclusivement composées de Vietnamiens au Cambodge par exemple). De plus, la politique coloniale diffuse dans les sociétés dominées de nouveaux concepts discriminatoires, grâce aux recours à l’anthropologie physique pourtant fortement critiquée à la fin des années trente en métropole. L’Indochine donne ainsi un second souffle à cette « science » sous l’initiative de la faculté de médecine de Hanoi et permet sa distillation auprès d’une élite colonisée qui s’en empare prestement. Intégrant les concepts raciaux, les mouvements politiques nationalistes et communistes indochinois les utilisent et les revendiquent pour les user au grand jour après le coup de force japonais en 1945, dépassant les souhaits du colonisateur de créer des identités segmentées mais dominées par lui-même.

Notre communication abordera la diffusion du concept racial en Indochine en tant qu’outil scientifique, politique discriminant puis sa diffusion et sa réutilisation par les populations indochinoises pour se créer une identité raciale comprise comme la possibilité d’affirmer une identité nationale en opposition envers les autres peuples indochinois".

2008




Présentation du colloque : http://www.ihtp.cnrs.fr/spip.php?article609 

Titre de ma contribution :  “ Le nécessaire compromis colonial : la gestion administrative des conflits sociaux entre patrons français et employés indochinois, le cas de la plantation Michelin de Dầu Tiếng (Cochinchine) en 1937”.  

Résumé de ma contribution : "Couvrant un territoire de plus de 700 000 km2 et devant faire face à une diversité locale importante, l’administration française en Indochine a du adapter sa politique de gestion au contexte local et s’assurer la stabilité de son autorité.  Cette autorité mise à mal par des soulèvements ou des révoltes permanentes dans certaines zones, montre les limites de la réponse armée et amène l’administration coloniale à faire évoluer empiriquement sa politique face aux conflits surgissant,  notamment durant la période du front populaire. Pour éclairer notre propos nous prendrons le cas de la plantation  d’hévéas de Michelin à Dầu Tiếng  (au sud du Viêt-nam actuel) caractéristique de ce changement d’attitude concernant le nouveau rôle de l’administration coloniale. Connue pour des troubles durement réprimés en 1932, elle est de nouveau le théâtre d’affrontement entre la direction et son personnel en 1937. Les ouvriers agricoles par différents moyens tentent d’interpeller directement l’administration pour intervenir en tant que médiateur. Cette notion de médiation, intéressante dans un contexte colonial, nous amènera à nous intéresser aux réponses de l’administration en cas de conflit sociaux importants. Cette contribution qui aborde l’histoire méconnue de l’entreprise Michelin en terre indochinoise et de ses relations avec ses employés, s’intéressera au réformisme de l’administration coloniale sous la pression d’événements métropolitains et locaux"



2007



“Saigon lieu de rencontre entre l’Orient et l’Occident. Diversités locales et politique coloniale. Naissance d’un patrimoine urbain commun (1859-1945)”
http://indomemoires.hypotheses.org/13938https://www.histoiredroitcolonies.fr/Histoire-du-theatre-colonial-Lehttp://indomemoires.hypotheses.org/11556http://www.univ-paris-diderot.fr/DocumentsFCK/LCAO/File/seminaire%20Sebastien%20Verney-4.pdfhttp://recherche.univ-montp3.fr/artdev/colloque11/http://www.ihtp.cnrs.fr/spip.php?article609communications_files/affiche-finale-ge%CC%81ne%CC%81rale-leger.jpgshapeimage_2_link_0shapeimage_2_link_1shapeimage_2_link_2shapeimage_2_link_3shapeimage_2_link_4shapeimage_2_link_5